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La photographie toujours à l’honneur en novembre à Paris !

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Le premier Mois de la Photo a été créé en novembre 1980 à Paris, l’édition de 2016 n’aura pas lieu en novembre mais au Printemps 2017 et deviendra le Mois de la Photo du Grand Paris. Le Grand Paris  n’en sera en aucun cas le thème de l’édition : il en sera l’espace, le maître-mot est déjà choisi « incontournable ».

Malgré un Mois de la Photo décalé, des évènements de portée internationale mettent encore cette année ce médium à l’honneur au mois de novembre.

La Foire de Paris Photo, du 10 au 13 novembre, investit le Grand Palais et fête sa vingtième édition. Plus de cent quatre-vingt exposants rassemblent dans la nef et le salon d’honneur des grands noms de la photographie historique, moderne et contemporaine. Pour cet anniversaire, la publication à la fois historique et contributive éditée par Xavier Baral témoigne des moments forts de cette foire depuis sa création. De nombreuses conférences et discussions seront organisées tout au long de la manifestation.

Le salon Fotofever, du 11 au 13 novembre également, au Carrousel du Louvre adopte lui un parti résolument contemporain, avec pour objectif avoué de révéler de jeunes talents aux collectionneurs en quête de nouveauté.

Photo Saint-Germain, proposera du 4 au 20 novembre un parcours réunissant musées, galeries, centre culturels et librairies de la Rive Gauche. Les expositions, sans thème imposé, laissent libre cours à toutes les sensibilités.

La galerie profite de cette actualité pour présenter à nouveau le travail de la photographe Diana Lui. « Veil 15 »,  portrait de grand format réalisé à la chambre photographique a investi la vitrine du 30 rue de Lille. Comme souvent chez l’artiste, le sujet est une femme, marocaine cette fois-ci photographiée lors d’un voyage au Maghreb, dont le visage impassible émerge d’un monumental costume de mariage. Deux autres photographies sont présentées « Trans-sibérien, Mongolie » et « Trans-sibérien, Mongolie 2« , montrant des steppes mongoles qu’une présence humaine peine à habiter. La qualité rare des épreuves est due aux compétences de Fanny Boucher, Maître d’Art en héliogravure. Ce procédé qui nous renvoie aux origines de la photographie révèle des noirs profonds adoucis par d’infinies nuances de gris. Ce savoir-faire d’exception, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, confère aux épreuves le statut d’objets d’art d’exception qui nous est cher.

Posté le 9 novembre 2016