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Fiac 2015

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Du 22 au 25 Octobre aura lieu la 42ème édition de la FIAC, Foire Internationale d’Art Contemporain de Paris, dont la première édition s’est tenue en 1974.

Si les foires internationales d’art contemporain se sont multipliées ces dernières années, la Fiac sait perdurer et ne cesse de prendre de l’ampleur, si bien que depuis quelques années déjà la nef du Grand Palais ne suffit plus à contenir les œuvres d’art. Alors, depuis 2006, la Fiac est également « Hors-Les-Murs » et la création contemporaine envahit le jardin des Tuileries, les quais de Seine, la place Vendôme ou encore le Jardin des plantes. Investir l’espace public, et notamment ces lieux clés de la capitale, permet de multiplier le nombre et de diversifier les types d’ expositions bien sûr, mais cela permet surtout de toucher un plus large public, les œuvres s’offrant aux regards des passants.

Si la plupart des gens sont ravis, en traversant les Tuileries, de découvrir les sculptures de Guillaume Coustou et de Nikki de Saint-Phalle (Fontaine aux Nanas, présentée par la Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Fiac Hors-le-Murs édition 2014), certains dénoncent un envahissement d’œuvres « scandaleuses » – a t-on pu lire. Ainsi, les œuvres les plus controversées sont parfois victimes d’une haine mal placée et très regrettable. Ce dégout pour la création contemporaine aux abords des lieux et monuments historiques de France dépasse bien les quelques jours de la Fiac ; les velléités se sont exprimées encore très récemment contre l’œuvre d’Anish Kapoor à Versailles. Velléités d’abord verbales, elles ont abouti à la profanation physique de l’œuvre.

Mais la Fiac plait, et elle plait beaucoup. En témoigne le nombre croissant de galeries candidates refusées lors de la sélection.

Alors quel programme pour cette année ? La manifestation est organisée autour des deux événements principaux – l’exposition « historique » au Grand Palais et la Fiac Hors-les-Murs – mais, nouveauté depuis 2014, elle investit désormais aussi la Cité de la Mode et du Design, quai d’Austerlitz.

Au Grand Palais seront réunis 175 exposants, représentant 1736 artistes. Les galeries les plus habituées à l’exercice seront présentes, comme les galeries Daniel Templon ou Taddaeus Ropac mais pour certaines, plus jeunes, il s’agira d’une première édition.

Le prix Marcel Duchamp, créé en 2000 par les collectionneurs de l’ADIAF ( Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français) et organisé en partenariat avec le Centre Pompidou, le Musée National d’Art Moderne et la FIAC, récompensera un artiste français ou résidant en France dont le travail sera le plus novateur. Les artistes nommés en 2015 sont Davide Balula (galerie Frank Elbaz, Paris) ; Neil Beloufa (galerie Balice Hertling, Paris) ; Melik Ohanian (galerie Chantal Crousel, Paris) et  Zineb Sedira ( galerie Kamel Mennour, Paris). Le nom du lauréat sera annoncé le 24 octobre 2015.

Très attendue également, « Sans crier gare » se tiendra au Jardin des Tuileries : une installation d’Eric Hattan présentée par la Galerie Hervé Bize ou encore « Circle of Animals/ Zodiac Heads », une installation de l’artiste Ai Weiwei, présentée par la Lisson Gallery, toutes deux dans le cadre de la programmation Hors Les Murs.

Les performances ne seront pas oubliées. Depuis 2008, la FIAC et le musée du Louvre présentent conjointement le cycle de performances Ouvertures/Openings. La chorégraphe et cinéaste Yvonne Rainer, dont l’œuvre a joué un rôle majeur dans la rencontre entre danse et minimalisme, en est l’invitée d’honneur.

A la Cité de la Mode et du Design, « Officielle » mettra en lumière « des projets ambitieux visant à révéler des scènes artistiques et à découvrir ou redécouvrir des artistes au travail singulier, souvent précurseur ou visionnaire ». Elle compte cette année 204 artistes exposés.

La programmation de la FIAC 2015 sera donc éclectique et multiple, française et internationale, mais surtout de très grande ampleur. La foire ne se tiendra pas uniquement à Paris. Metz, Lille et Versailles seront au diapason. Difficile de s’y retrouver parfois, mais naviguant sur la Seine, des bateaux relieront le Grand Palais, les sites Hors les Murs, les Docks – Cité de la Mode et du Design, ainsi qu’une vingtaine d’autres lieux culturels, de la Maison de la Radio au Musée de l’Homme en passant par le Musée de l’Orangerie ou encore La Monnaie de Paris. Une belle occasion alors de redécouvrir la capitale.

Non loin de là, rive gauche, la Galerie Carole Decombe soutient elle aussi la création contemporaine, dans une démarche très personnelle et en prise de l’artisanat d’art. Sculpture, photographie et design contemporains y côtoient souvent les arts décoratifs du XXème siècle, dans un dialogue artistique entre présent et passé.

Maïa F.

Posté le 19 octobre 2015