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2015 et 2016 à la galerie

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2015 s’évanouit, 2016 pointe déjà son nez. L’occasion ici de retracer les moments forts de la galerie Carole Decombe cette année et de vous présenter nos projets. Plusieurs expositions se sont succédées, entre design scandinave et créations contemporaines, XXème et XXIème siècles qui parfois s’alternent et parfois se mélangent.

Paris n’était pas recouverte de neige en janvier dernier, pourtant la galerie elle était « De Blanche Humeur ». C’est le titre de l’exposition collective qui inaugurait 2015, elle avait pour thème la couleur (ou non couleur) blanche, inspiratrice et forte en symboles – elle renvoie aux idées de commencement et de fin, de pureté, c’est aussi la couleur de l’instant qui précède la création (la page ou la toile blanche). Cinq artistes contemporains, régulièrement exposés à la galerie, se sont donc prêtés au jeu et ont réalisé spécialement pour l’occasion des œuvres blanches donc : la céramiste Isabelle Sicart proposait des sculptures et un guéridon en grès émaillé, le designer Emmanuel Levet Stenne des appliques sculptées dans l’albâtre, le souffleur de verre Jeremy Maxwell Wintrebert des suspensions en verre filigrané, l’artiste italien Mauro Mori a lui sculpté un vase et des bouts de canapé en marbre de Carrare, le plus blanc des marbres. La couleur blanche se retrouvait également dans les pièces de design scandinave, notamment dans la laine de mouton dont elles sont souvent recouvertes, et dans la photographie de Diana Lui intitulée « La Collerette », un portrait tout en dégradés de blanc.

L’exposition suivante, en mars-avril, marquait un retour à la Suède, avec l’exposition « Au Paradis » consacrée à la série de fauteuils et canapé de la designer Kerstin Hörlin Holmquist. Conçue à partir de 1956, la collection Paradis rassemble des pièces aux noms évocateurs : Eve, un fauteuil anthropomorphe aux courbes féminines, un autre fauteuil appelé Adam, ainsi qu’un canapé galbé appelé « Paradis » et la méridienne « Jardin des Délices ». Une collection espiègle et originale, que complétait une photographie de Diana Lui, « Tree of young love », évidemment.

En juin, l’exposition « En filigrane » rassemblait les pièces contemporaines de verre filigrané de Jeremy Maxwell Wintrebert. Vases, sculptures et luminaires, tous réalisés selon cette technique italienne séculaire qui consiste à créer des motifs (lignes, résilles, spirales) en étirant des fils de verre coloré. L’exposition était organisée à l’occasion de l’événement du Carré Rive Gauche « Métamorphose ». Il était donc question là de la métamorphose d’une technique ancienne, réinventée par Jeremy dans des formes contemporaines, comme en témoignent ses « Spritit Fruit », des sculptures colorées en forme de grenade et au réseau de fils très complexe.

En septembre, la galerie se transformait en un  « Intérieur Scandinave » en présentant des pièces de mobilier et des arts décoratifs suédois et danois des années 1940 à 1970. Céramiques, luminaires et meubles divers. Il s’agissait de récréer cet « Hygge », une idée de confort douillet et de bien être esthétique, typique des pays du nord. Les pièces de mobilier de designers renommés étaient exposées comme celles de Grete Jalk, Philip Arctander, Vilhelm Lauritzen ou encore Nanna Ditzel… ainsi que les objets décoratifs comme les céramiques, parfois atypiques, de Bjorn Wiinblad et de Gunnar Nylund.

Enfin, 2015 s’est conclue avec une exposition dédiée aux oeuvres de Mydriaz, trois jeunes artistes travaillant le laiton pour créer des luminaires ou des pièces de mobilier. L’exposition, qui est encore en cours jusqu’au 6 janvier 2016, s’appelle « Reflection », un titre en lien avec la lumière. Les appliques, miroirs ou suspensions du trio jouent en effet de celle-ci et des effets qu’elle produit quand elle illumine le métal.

Mobilier, arts décoratifs, photographie et sculpture, passés ou contemporains, les ambiances se succèdent et les genres et savoir-faire se mélangent. C’est un principe cher à la galerie. Et 2016 y répondra encore.

Ainsi plusieurs projets sont en préparation. En janvier, « Humanist Modernism, Winter exhibition » rassemblera des pièces de design scandinave illustrant l’idée que l’homme, la tradition et la nature doivent être au centre du design, et les créations, bien qu’esthétiques, doivent avant tout être pratiques et accessibles. L’exposition rassemblera des pièces d’Axel Einar Hjorth par exemple.

En mars, la galerie présentera « Intensité Sensible » regroupant des œuvres de deux artistes : les sculpteurs Agnès Baillon et Eric de Dormaël. Compagnons dans la vie, l’une travaille la résine et l’autre la lumière.

Fin avril, un projet pour Paris Photo LA pourrait amener la galerie à Los Angeles pour y présenter le travail de la photographe Diana Lui. L’exposition « The Woman, a New Renaissance » réunirait dix photographies sur le thème de la femme, toutes témoignant de la recherche et de l’évolution de l’oeuvre de Diana.

En Mai, « Femmes, Femmes, Femmes » mettra à l’honneur les femmes artistes, Nanna Ditzel pour le design scandinave et la céramiste Isabelle Sicart, les photographes Diana Lui et LiliRoze, la sculptrice Valérie Kling et la doreuse Manuela Paul Cavallier pour la création contemporaine.
En mai également, aura lieu l’édition 2016 d’ AD Collections, qui rassemblera, à l’Hôtel de la Marine, une sélection d’objets et meubles de haute facture traités dans des matériaux nobles et édités en petites séries. La galerie y présentera des œuvres de J. M. Wintrebert et de Mydriaz.

Enfin, en septembre, la céramiste Isabelle Sicart et le designer Emmanuel Levet Stenne, qui ont déjà collaboré pour la galerie (les guéridons Slepicka et Polka, la console Sirtaki) se retrouveront pour de nouvelles créations à quatre mains. 

Cécile J.

Posté le 30 décembre 2015